Le village
L’histoire du village
En quelques mots
La commune d’Épiais-lès-Louvres est une commune du département du Val d’Oise, située en Île-de-France, à 30 km de Paris et 6 km de l’Aéroport Paris-Charles-de-Gaulle.
Canton : GOUSSAINVILLE
Superficie : 3,43 km²
Population : 108
Gentilé : Épiaisois ou Épiaisien
Origine du nom : peut-être du latin spicarium, bâtiment où l’on entasse les grains.
Forme latine : Spieriae (1150), Espieriae, Espierii
Forme romane : Espiers (1175), Epiers, Espeais (1648), Epiais-Tournedos, Espiès (XIVe siècle).
Des vestiges gaulois découverts sur le territoire de la commune attestent l’occupation du lieu durant l’Antiquité. Sous l’Ancien Régime, Le village appartenait au chapitre de l’Église de Paris. Le village a toujours eu une vocation essentiellement agricole. Ses activités de grande culture sont toujours céréalières (blé et betterave).
Le village d’Épiais comprend trois fermes agricoles :
- L’ancienne ferme du manoir : construite vers le XVIIe siècle, transformée en hôtel-restaurant (aujourd’hui fermé). Elle a conservé sa cour, à laquelle on accède par un porche au plafond lambrissé. Un pigeonnier carré s’élève au fond de la cour ;
- La ferme du Chapitre : construite autour des XVIIe et XVIIIe siècles, ancienne ferme transformée en maison d’habitation. Elle s’élève derrière la croix hosannière, à l’extrémité du village ;
- La ferme dite « de la Croix » : construite autour des XVIIe et XVIIIe siècles, rattachée à la cheminée de la distillerie. C’est la seule ferme encore en activité aujourd’hui.
Avant 1960, le village d’Épiais-les-Louvres comprenait deux commerces : une épicerie et une boutique de vins et liqueurs. Après leur fermeture, des marchands ambulants s’arrêtaient dans le centre du village qui accueillait une fête foraine tous les deuxièmes dimanches du mois de septembre. Un bâtiment unique recueillait la mairie et l’école (classe unique) qui ferma ses portes en 1982, ainsi que le logement de l’instituteur.
Depuis les années 1960 et la création de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, le village a été exproprié à deux reprises.
Croix du cimetière
La croix du cimetière a été réalisée par le sculpteur Denis DANVIN en 1645. Elle s’élève sur 5,80 mètres. Le fût est décoré sur ses quatre faces d’une iconographie riche. La face sud montre les symboles de la mort (squelette, faux, larmes, omoplates, cercueil), la face nord porte une inscription à demi effacée, une tête d’angelot entourée par ses ailes. La face ouest est décorée de guirlandes de feuillage et sur la face est sont représentés les instruments de la Passion.
On y trouve également une inscription : « Et alors apparaîtra dans le ciel le signe du Fils de l’Homme ». L’ensemble est surmonté d’une croix présentant un crucifix à l’ouest et une vierge à l’enfant à l’est. Cette disposition caractéristique lie la naissance du Christ au soleil levant et sa mort avec le soleil couchant.
L’iconographie de la croix du cimetière présente principalement des objets de la vie quotidienne mêlés à des symboles de mort et de résurrection. Ces représentations mettent en relation la condition universelle des morts avec un imaginaire populaire figuré par des métiers (agriculteur, ouvrier, soldat, teinturier, etc.). L’ensemble présente une diversité stylistique intéressante, avec un socle renaissance et des relents gothiques pour l’obélisque.
En 1984, la croix du cimetière a été restaurée par Pierre André LABLAUDE, Architecte en chef des Monuments historiques. Le monument montrait à l’époque un état de délabrement très avancé.
À cette occasion, l’obélisque a été démonté, les fondations intégralement reconstruites en béton armé et les gradins restaurés, en grand partie en pierre neuve. La partie inférieure du piédestal a été remplacée et les lacunes les plus importantes des décors du fût qui étaient encore lisibles ont été partiellement reprises.
Elle a été classée Monument Historique le 2 juin 1969
Notre-Dame de l’Assomption

L’église d’Épiais-lès-Louvres porte le nom de Notre-Dame de l’Assomption, dont la statue figure dans la niche centrale des boiseries entourant l’autel, lui-même en bois.
L’église, qui datait de la première moitié du XIVe siècle, a été remplacée par l’édifice actuel.
On a conservé de l’ancienne église la tour bien bâtie du XVIe siècle. Elle est couronnée d’une toiture pyramidale couverte d’ardoises.
L’église comporte une nef unique de trois travées, et un chœur polygonal à trois pans. Deux dalles funéraires revêtues d’épitaphes, extraites de l’ancienne église, ont été réintégrées et dressées contre les murs, près de l’entrée. Le clocher, construit sur un plan carré, flanqué de contreforts aux angles, est en pierres appareillées et semble dater du XIVe siècle. Il comporte deux baies jumelées sur chaque face. Il est inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1966. Les vitraux du chœur sont au nombre de trois et datent de la fin du XIXe siècle. Ils illustrent la Fuite en Égypte, la Crucifixion et la Nativité.
Mares pavées
Les mares pavées ou gués existaient dans de nombreux villages du pays de France, comme en témoignent les cartes topographiques de la première moitié du XXe siècle. La mare d’Épiais, parfaitement conservée, se situe rue du Manoir. Aujourd’hui rares, elles sont les vestiges d’une ruralité qui tend à disparaître.
Au XIXe siècle, la plupart des villages étaient dotés d’un gué, qui servait d’abreuvoir et de lave-sabots pour les animaux, de réserve d’eau en cas d’incendie, de piscine en période de canicule pour les bêtes et accessoirement pour les enfants du village, à une époque où les piscines municipales étaient encore pratiquement inexistantes. Les gués étaient alimentés par un système de rigoles aménagées le long des rues du village qui évacuait les eaux pluviales vers la mare. Le pavement de pierre avait pour but d’empêcher les animaux de glisser et d’assurer une meilleure étanchéité. Seul un très petit nombre de gués est parvenu jusqu’à nous, la plupart ont été démolis pour servir de carrières de pierres.
Croix Hosannière
La croix est placée sur un haut socle comportant quatre arches, surmonté d’un piédestal au décor architecturé, dans le style de la Renaissance. Le socle semble avoir été aménagé en autel : l’usure des marches l’indique. On y chantait, selon des témoignages anciens, l’Évangile des Rameaux.
La croix était également une étape importante lors des processions du jour de Pâques, on y chantait certainement un Hosannah, d’où le nom de croix « Hosannière » qu’on lui donne parfois. La partie supérieure de la croix présente une colonne cannelée au fût élancé, qui s’affine avec la hauteur, et trouve son couronnement d’abord dans un chapiteau corinthien, qu’on reconnaît grâce aux motifs de feuillages, puis dans une croix très décorée, déjà toute baroque.
La croix présente du côté ouest un Christ en croix et du côté est une Vierge à l’Enfant. Les bras de la croix sont terminés par un décor de grenades ou de raisins qui symbolisent respectivement la Passion ou l’Eucharistie. Elle a été classée Monument Historique le 2 juin 1969.
Recensement
Population
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Répartition de la population par sexe
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Nombre d'habitants par classe d'âge (résulats exprimés en %)
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Types de familles (résulats exprimés en %)Types de familles (résulats exprimés en %)
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Enfants par famille (résulats exprimés en %)
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Statut familial des habitants (résulats exprimés en %)
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